Rakotonandrasana Olga

Publié le mardi  25 novembre 2014

par  Boivin Jean
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Olga nous donne de ses nouvelles (novembre 2014)

Extrait de La Gazette de l’ICSN n°65 Mensuel – Avril 2014

Toujours dans les produits naturels

C’est avec grand plaisir que je contribue avec cet article à la Gazette de l’ICSN. Et je remercie Alda de m’avoir invitée à vous faire partager mes expériences après ma thèse à Gif.
Comme lors de mon séjour à l’ICSN, je travaille toujours dans le domaine des produits naturels et de la RMN ; plus précisément, je me consacre toujours à l’élucidation de la structure des produits naturels. En effet, ma passion pour tout ce qui a trait à la nature, m’a incitée à poursuivre mes travaux dans cette discipline. Après ma thèse à l’ICSN, dans l’équipe d’Éric Guittet sur le thème « Élucidation structurale des produits naturels par Résonance Magnétique Nucléaire », je suis partie à La Réunion pour un stage post-doctoral de quelques mois. Ce fut une expérience très enrichissante, au cours de laquelle j’ai pu côtoyer de nombreuses personnes très sympathiques et apprécier l’ambiance unique de cette île. Avec ses paysages très variés, La Réunion offre des possibilités infinies de découvertes malgré sa petite superficie. Les chemins de randonnée sont multiples pour ceux qui aiment marcher. Les amoureux de la mer ont le loisir de profiter de plages magnifiques. Et pour les amateurs d’ambiances chaleureuses, pas la peine d’attendre le week-end pour trouver des animations au goût « péi », aussi chaudes et épicées que les plats « péi ». Bref, il n’y a que l’embarras du choix et il est difficile de s’y ennuyer.
Néanmoins, c’est l’amitié entre îles soeurs que j’ai aimée par dessus tout, car mon stage a abouti à des collaborations que nous poursuivons encore au moment où je vous écris. Je travaille en effet avec des équipes de Maurice et de La Réunion
sur un projet d’étude des plantes récoltées dans la Région « Océan Indien », projet qui est né à l’occasion de mon stage.

Après La Réunion, je suis retournée dans mon pays où je travaille dans la Société « Homeopharma » qui produit des Cosmétiques et des Phytomédicaments. Ma recherche est totalement dédiée à la conception de produits, activité qui requiert
beaucoup de créativité et d’imagination. Ce que je trouve très amusant, c’est que je retrouve l’ambiance des échanges multiples que j’avais avec l’équipe des informaticiens de l’ICSN pendant ma thèse. Ici aussi, les informaticiens font partie des collègues que j’apprécie le plus, et je continue à prendre beaucoup de plaisir à échanger avec eux. Je crois que je ne me suis pas trompée de domaine en choisissant les produits naturels, mais quelque part, j’aime bien aussi le domaine de l’informatique, que je n’ai pas eu l’occasion de beaucoup approfondir.
Ce qui me plaît aussi, c’est la possibilité qui m’est donnée d’encadrer de nombreux stagiaires et parmi eux, des jeunes venant de l’étranger. Après avoir été très bien accueillie pendant ma thèse à Gif, avec son grand jardin, son château, son petit
cours d’eau, ses hérons et son atmosphère chaleureuse, c’est à mon tour d’accueillir les jeunes et de leur offrir ce qu’il y a de mieux à partager. J’adore communiquer et échanger avec les jeunes, et j’apprécie beaucoup ce poste d’enseignante chercheur à
la Fac de Tana que j’exerce en parallèle. Dès fois, je ressens le besoin de faire rire un peu les étudiants quand je sens qu’ils sont fatigués, et je regrette alors un peu de ne pas avoir mieux mémorisé les blagues des jeunes de l’ICSN, qui me seraient
maintenant d’un grand secours. Il va sans dire, je n’ai pas le temps de me reposer entre les cours, les travaux de recherche et d’encadrement, et mon travail à Homeopharma. Ce ne sont pas les sujets d’étude qui manquent ici, avec les millions d’espèces malgaches encore à exploiter, mais ce sont, hélas, comme ailleurs, les moyens qui sont limités.
Enfin, j’aimerais terminer ce texte sur une dernière bonne nouvelle : je garde et garderai toujours en mémoire des anecdotes qui m’ont marquée lors de mon séjour à Gif. Un jour, à la cantine, un ami me demanda le nombre de lettres que contenait mon nom. Je fus alors bien incapable de lui répondre puisqu’il ne m’était jamais venu à l’esprit de compter le nombre de ses caractères du fait de sa longueur inédite. De même, lors d’une conférence, on m’apprit que c’était la longueur de mon nom qui avait conduit à choisir la police des badges. Et dans une autre rencontre scientifique, je fus la seule personne à n’avoir que son prénom inscrit sur le badge, les organisateurs m’ayant fait part de leurs excuses car n’ayant pu faire autrement toujours pour la même raison. Constat identique pour remplir les papiers administratifs, mon nom dépassait toujours le nombre de cases disponibles. Où placer alors le reste des lettres ?
Une fois retournée dans mon pays, je suis donc allée au tribunal et demandé à ce qu’on change mon nom. Interrogée par le juge, j’expliquai toutes ces mésaventures, de manière suffisamment convaincante, semble-t-il, puisque le tribunal jugea recevable ma demande. Je ne porte donc plus désormais le long nom de RAKOTONANDRASANA, et j’ai même profité de l’occasion pour corriger la faute que comportait mon prénom. Vous me voyez donc ravie de vous faire part de ma nouvelle
identité qui est à présent RIM FARASOA Helga.
En définitive, comment dois-je signer cet article ? Si je signe avec mon nouveau nom, vous ne me reconnaîtriez pas ; si je signe avec mon ancien nom, ce n’est plus mon nom !!!!! Alors, je vais signer avec un surnom :
« Chaleureux sourires ».


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mardi 24 mai 2016

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