Les balbutiements de la synthèse organique contés par J. Jacques

Publié le jeudi  25 avril 2013
Mis à jour le samedi  27 avril 2013 à 14h08min
par  Boivin Jean
popularité : 12%

Le vitalisme et la chimie organique pendant la première moitié du XIXe siècle

Jean-Jacques Rousseau, assistant à un cours de chimie chez Rouelle, disait qu’il ne croirait à l’analyse de la farine que lorsqu’il verrait les chimistes en refaire. C’est d’un esprit semblable, quoiqu’avec plus de raffinements, que procède aujourd’hui la chimie organique tout entière : dans le domaine de sa compétence, la connaissance n’est achevée que si elle est confirmée sur le double plan de l’analyse et de la synthèse. Le mot synthèse possède ici son sens étymologique et désigne l’ensemble des opérations qui aboutissent à la reconstruction d’un tout à partir de ses éléments : la connaissance de ces éléments en sera donc le préliminaire obligé.
« La première difficulté que l’on rencontre dans le traitement des matières organiques est l’impossibilité dans laquelle on se trouve de distinguer si la substance que l’on veut examiner est soit une combinaison, soit un simple mélange de deux matières organiques... (1). »
La première tâche de l’analyse est en effet l’obtention du corps pur. Cette notion très compliquée, malgré les apparences, et qui impose avant tout la distinction entre mélange et combinaison, exige en particulier une définition précise de ce dernier terme. Or, ce concept n’est apparu qu’avec Proust, dont les idées ne purent être définitivement admises qu’après une polémique de six ans avec Berthollet, et encore ne furent-elles pendant longtemps considérées comme valables que pour la seule chimie minérale. C’est ainsi que Berzélius semble croire....

lire la suite :

PDF - 2.2 Mo
Article du Pr J. Jacques (1917-2001)

source

PDF - 152 ko
Hommage à Jean Jacques

source


Navigation

Articles de la rubrique

Dernière mise à jour

mardi 24 mai 2016

Publication

217 Articles
17 Albums photo
65 Auteurs