Max Malacria

Publié le vendredi  9 septembre 2011
Mis à jour le mardi  20 janvier 2015 à 14h12min
par  Boivin Jean
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Le Professeur Max Malacria a été directeur de l’ICSN du 1er septembre 2011 au 31 décembre 2014.

Il est Professeur des universités (classe exceptionnelle) à l’Université Pierre et Marie Curie (Paris VI), titulaire de la chaire de chimie organique à l’Institut Universitaire de France.
Max Malacria, chimiste organicien, est titulaire d’un doctorat d’Etat de l’université d’Aix-Marseille III (1974). Sa carrière académique débute à Lyon en 1974 en qualité d’Assistant, il est rapidement promu Maître Assistant (1978) puis Maître de Conférences (1983). En 1985, il est nommé Professeur de Chimie Organique à l’université Pierre et Marie Curie, Paris VI. Il est nommé membre junior de l’Institut Universitaire de France en 1991 puis membre senior en 2002 et renouvelé en 2007. Il a structuré ses activités de recherche autour de diverses thématiques comprenant le développement de nouvelles approches efficaces et sélectives pour la synthèse de systèmes polycycliques complexes par des processus en cascade faisant intervenir des réactions catalysées par des métaux de transition (Co, Au, Pt, Pd) ou des processus radicalaires, et d’autre part la construction de nouveaux matériaux hybrides en vue d’applications en biochimie et en physique. Ses travaux lui ont valut le prix Chimie Organique de la SFC (1997), le prix Grammaticakis-Newman de l’Académie Française des Sciences (2000) et la Médaille d’Argent du CNRS (2001). Il a été en partie membre élu du CNU (32ème section), délégué de la CPU pour la chimie au CNRS et membre du conseil scientifique de l’ANR. Actuellement, il est directeur de l’UMR 7611, de l’Ecole Doctorale de Chimie Moléculaire de Paris-Centre et de la Fédération de Chimie Moléculaire de Paris-Centre, membre du conseil scientifique de ERA-Net Chemistry, président du comité de rédaction de l’EJOC (Wiley) et depuis 2007, délégué scientifique à AERES.


La chimie verte au service de médicaments plus efficaces

Un entretien avec le Professeur Max MALACRIA

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ICSN et chimie verte

Source : Parlementaires de France (Magazine)


Max Malacria, Grand Prix Achille Le Bel 2014 de la SCF

Max Malacria, 65 ans, professeur à l’Université Pierre et Marie Curie et Directeur de l’ICSN-CNRS à Gif–sur-Yvette.
Docteur d’État avec M. Bertrand à Marseille (1974), Assistant (1974) puis Maître de conférences dans le laboratoire de J. Goré à Lyon, il a fait deux années post-doctorales à Berkeley avec le Prof. P. Vollhardt. Il devient professeur à Paris VI en 1985, puis Directeur de l’ICSN depuis 2011.
Ses innovations en recherche portent sur le développement de nouvelles méthodologies en synthèse organique : d’abord en chimie des allènes, puis par les réactions radicalaires et la catalyse par les métaux de transition. Il a développé les cyclisations en cascade originales, initiées par les radicaux pour la synthèse de molécules polycycliques et polyfonctionnelles, y compris par processus radicalaires asymétriques. En catalyse métallique, il a d’abord développé la catalyse au Cobalt(I) pour la transformation de molécules polyinsaturées et polyynes par cycloaddition [2+2+2]. A côté de transformations sélectives catalysées par le palladium, il a particulièrement développé une chimie originale pour les transformations sélectives des allène-ynes catalysées par l’or.
À ce jour ses travaux ont donné lieu à 330 publications dans d’excellents journaux, 20 chapitres de livres, 12 brevets (son facteur h=48). Il a encadré et co-encadré 73 thèses. Il a été nommé à l’IUF junior (91) puis comme membre sénior (2007). Il a obtenu plusieurs prix importants : SCF – DCO (1997), Académie des Sciences (2000), Catalan-Sabatier (2009), médaille d’argent CNRS (2001).
En parallèle à sa contribution remarquable en synthèse il a accepté de nombreuses responsabilités à Paris et nationales : Directeur de l’UMR 7611 (10 ans), de l’Ecole Doctorale, membre du CNU (32), conseil scientifique de l’ANR (2007-2011) et délégué scientifique de l’AERES (2007-2011).
La SCF lui décerne le Prix Achille Le Bel pour ses découvertes remarquables en synthèse organique et l’introduction de nouveaux concepts pour la formation sélective de composés polycycliques.
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Le conseil d’administration de la SCF a décerné le Prix Joseph-Achille Le Bel à Max Malacria, professeur UPMC et directeur de l’Institut de chimie des substances naturelles (ICSN, CNRS/Université Paris-Sud) pour ses découvertes remarquables en synthèse organique et l’introduction de nouveaux concepts pour la formation sélective de composés polycycliques.
Son doctorat d’État à l’université d’Aix-Marseille 3 (sous la direction du Professeur Marcel Bertrand) en poche, Max Malacria débute sa carrière académique à l’université de Lyon 1 en 1974 en qualité d’assistant dans le laboratoire du Professeur Jacques Goré. Après un post-doctorat (bourse OTAN) à l’université de Californie à Berkeley (sous la direction du Professeur K. Peter C. Vollhardt), il retourne à l’université de Lyon 1 comme maître de conférences en 1983. En 1985, il est nommé professeur de chimie organique à l’université Pierre et Marie Curie. En 1991, il est promu membre junior dans la première promotion de l’Institut universitaire de France. Depuis 2002, il est titulaire de la chaire de chimie organique à l’Institut universitaire de France.

Max Malacria a dirigé le laboratoire de chimie organique de 1995 à 2011 ainsi que l’École doctorale de chimie moléculaire de Paris-Centre. Membre élu de la 32e section de la CNU et du conseil scientifique de l’ANR, il a dirigé l’Institut parisien de chimie moléculaire à l’UPMC et la Fédération de chimie moléculaire de Paris-Centre. Membre du conseil scientifique de ERA-Net Chemistry, président du comité de rédaction de l’EJOC (Wiley) et président du comité organisateur du congrès de l’ESOC 17, il a été délégué scientifique à l’Agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (AERES). Depuis 2011, il dirige l’Institut de chimie des substances naturelles de Gif-sur-Yvette.

Il est l’auteur de plus de 300 publications, chapitres de livres et brevets, et a dirigé ou codirigé plus de 70 thèses. Il a été professeur invité de nombreuses universités (Suisse, Italie, Espagne, Belgique, Japon, Israël, Taïwan, Chine, Australie). Ses travaux lui ont valu, entre autres, le prix chimie organique de la SFC (1997), le prix Grammaticakis-Newman de l’Académie française des sciences (2000), la médaille d’Argent du CNRS (2001), le prix franco-espagnol Catalan-Sabatier de la Real Sociedad Española de Química (2009), le Wm. G. Dauben Award de l’université de Berkeley et le grade de Docteur Honoris Causa de l’université d’Ottawa (2014).

La synthèse au coeur de ses travaux de recherche :
Les choix scientifiques faits par Max Malacria tout au long de sa carrière, ont toujours découlé pour l’essentiel d’un questionnement simple : si nombre d’avancées en chimie sont rendues possibles grâce à la conception d’outils moléculaires ciblés pour des applications (en biologie et médecine par exemple, mais aussi aux frontières de la physique), la réalisation de ces concepts est-elle possible en toute circonstance ? Comment peut-on trouver des méthodes permettant un accès viable à n’importe quel objet que l’esprit puisse imaginer ?

L’invention et la mise au point de nouvelles réactions ouvrent des accès à des structures nouvelles pouvant être ajoutées à la panoplie de celles possibles. La découverte de nouvelles conditions réactionnelles revêt un intérêt évident puisqu’elle permet soit de clore des problèmes rencontrés pour des substrats spécifiques (extension de la gamme d’accès à des structures connues), soit de préparer des objets fonctionnels de manière acceptable pour la communauté, tout en associant efficacité et respect de l’environnement.
Les efforts de recherche ont porté sur l’élaboration de processus économes en étapes comme les processus en cascade ou domino, lors desquels plusieurs processus élémentaires ont lieu consécutivement lors d’une seule manipulation. De cette manière, des molécules cycliques dont la grande complexité moléculaire est installée en une seule étape à partir de substrats commerciaux ou simples peuvent être obtenues. Elles incluent des réactions auparavant considérées comme interdites, si possible en conditions catalytiques. Dans ces deux cas, le chimiste de synthèse dispose de toute la classification périodique pour moduler les réactivités à souhait : le tableau périodique est l’abécédaire de référence.

La myriade de structures accessibles au chimiste moléculaire a naturellement amplifié ces dernières années l’intérêt porté aux interfaces. Mais la philosophie reste la même : la compréhension et la maîtrise de la grammaire moléculaire permet la conception et la synthèse d’objets organiques et inorganiques ciblés ainsi que des méthodes permettant d’y avoir accès.
Le Grand Prix Achille Le Bel est remis annuellement par la Société chimique de France et récompense des travaux dans le domaine de la chimie reconnus au niveau international. Le prix, créé en 1976, est remis en l’honneur du chimiste français Joseph Achille Le Bel (21 janvier 1847-6 août 1930) considéré comme le précurseur de la stéréochimie moderne.
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Nouvelle distinction 2014


Dernière mise à jour

mardi 24 mai 2016

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