Henry Gérard

Publié le lundi  29 août 2011
Mis à jour le mardi  25 octobre 2011 à 14h49min
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Hommage à Gérard HENRY

Copyright : Denise Henry

Je suis profondément touchée, ainsi que ma famille, de voir combien mon mari était apprécié de tous par toutes les marques de sympathie qui lui ont été adressées sous différentes formes.
Gérard avait cette facilité de communiquer avec tout le monde, il était très apprécié pour ses qualités humaines sa générosité, sa bonne humeur et ses plaisanteries en argot qui le rendait très attachant.
Je tiens, ici, à adresser mes sincères remerciements à tous afin d’oublier personne.
Denise Henry

(ICSN 1963-2000)

Avec Gérard disparaît une partie de l’histoire de l’ICSN du CNRS. Cet établissement public de recherche en chimie le plus grand de France, créé en 1959. En effet Gérard y est rentré en tant que technicien, en 1963, il y fit toute sa carrière. Il a travaillé de nombreuses années, jusqu’à sa retraite en 2000, dans le laboratoire de Christian Marazano, lui aussi trop vite disparu. C‘était, comme il aimait à le nommer « son singe », mais c’était avant tout son ami, son camarade, quelque fois son mentor. Une très grande amitié liait Christian et Gérard et je n’oublierai jamais son visage marqué par la douleur lors des obsèques de Christian. Gérard avait perdu son ami et surtout il refusait l’injustice de la vie ou plutôt de la mort qui faisait disparaître un homme encore jeune, brillant chercheur avec lequel il avait collaboré dans sa recherche et pour sa carrière.

Gérard refusait toutes les injustices, très tôt il avait adhéré à la CGT et aimait transmettre les valeurs de solidarité, de justice, d’égalité entre les hommes. Il était d’ailleurs membre du Parti Communiste Français et militait beaucoup au sein de l’ARAC (Association Républicaine des Anciens Combattants) et à ce titre, il collaborait avec un village du Vietnam.

Au CNRS, à Gif, son engagement syndical l’a amené à accepter des responsabilités, tant dans son laboratoire, qu’au sein du Comité d’Action et d’Entraide Social, le CAES, équivalent d’un CE dans une entreprise privée. Il avait été membre de son Conseil d’Administration et de celui du centre aéré « le Belvédère », dont il participa à sa reconstruction, dans les années 90. Il fût bien entendu de toutes les luttes pour la défense du CNRS et de la recherche, et a participé activement à la bataille pour l’obtention du statut de titulaire de la fonction publique pour les personnels du CNRS, acquis en 1981 lors de l’élection de François Mitterrand à la Présidence de la République.

Adhérent du Parti communiste, il espérait une autre société plus juste, plus humaine, plus égalitaire et refusait la politique menée par le gouvernement actuel au service des riches. Nous en parlions lorsqu’il passait me voir pour me donner une invitation de l’ARAC ou à l’automne dernier pour me dire qu’il prendrait le car avec nous pour participer à la manifestation contre la réforme de Sarkozy contre les retraites. Bien qu’à la retraite depuis quelques années, Gérard a participé à toutes les manifestations.

Gérard avait cette gouaille de titi parisien qui le rendait attachant sous son air un peu bourru, ce qui lui donnait une aisance et une prestance dans les rapports aux autres. Toujours prêt à aider son prochain, à l’écoute de ses amis ou de ses camarades.
Dans ce monde cruel, il y a toujours un brin de lumière, Gérard tu en étais un rayon.

Tu aurais pu faire tiens le vers de G. Apollinaire « Hommes de l’avenir, souvenez-vous de moi ».

Non Gégé, nous ne t’oublierons jamais, tu nous manqueras beaucoup.

Le SNTRS-CGT


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